Présentation du métier
Définition et marché
Le métier de prothésiste ongulaire attire un nombre croissant de professionnelles passionnées. L’onglerie représente environ 15 % du marché de l’esthétique. Ce secteur dynamique compte près de 9 000 instituts spécialisés et environ 15 000 professionnels actifs. Le prothésiste ongulaire intervient dans l’embellissement et la réparation des ongles, proposant notamment la pose de faux ongles, les décorations créatives, le façonnage à la résine, ainsi que les poses de vernis classiques ou semi-permanents.
Types d’activité
Deux catégories principales de prothésistes ongulaires existent : ceux spécialisés uniquement dans l’extension ou la réparation des ongles, et ceux offrant en plus des prestations de manucure, simples ou élaborées. Le métier se pratique aussi bien à domicile qu’en institut, et couvre l’ensemble des soins esthétiques dédiés aux ongles et à leurs extensions.
Statut juridique et cadre fiscal
Micro-entreprise et formalités
La majorité des prothésistes ongulaires exercent en micro-entreprise. Ce statut permet d’exercer en toute indépendance, en choisissant ses horaires, sa clientèle et ses prestations. La création de la micro-entreprise est rapide et ne nécessite pas d’apport de capital. La comptabilité y est simplifiée, avec un régime fiscal et social allégé.
Obligations administratives
Le prothésiste ongulaire doit s’immatriculer auprès de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, qui agit comme Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Il obtient ainsi un code APE généralement 96.02B, correspondant aux soins de beauté. La déclaration des revenus s’effectue mensuellement ou trimestriellement. Un compte bancaire dédié est obligatoire si le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives.
Compétences et qualités requises
Habileté technique et relation clientèle
Le prothésiste ongulaire doit faire preuve d’habileté, de rigueur et de minutie dans l’exécution des prestations. Le métier requiert aussi un sens de la communication, d’écoute et un bon contact avec la clientèle, afin de comprendre ses attentes et de proposer des soins personnalisés. La créativité et l’adaptabilité sont également essentielles, notamment pour le nail art et les décorations.
Règles d’hygiène et précautions
Hygiène et sécurité
Le prothésiste ongulaire doit respecter une hygiène irréprochable, avec des mains propres et la désinfection systématique des instruments utilisés. La technique appliquée doit éviter tout dommage à la santé des clientes, notamment des risques de mycoses, ongles cassants ou déformations.
Contre-indications à la pose d’ongles
Certains profils ne doivent pas bénéficier de la pose d’ongles par un prothésiste : les jeunes de moins de 16 ans, dont les ongles ne sont pas suffisamment matures ; les personnes sous traitement antibiotique ou stéroïdes ; celles souffrant d’allergies aux produits utilisés ; enfin les femmes enceintes au-delà du septième mois ou avant une intervention chirurgicale.
Formation et qualification professionnelle
Formations requises selon l’activité
Depuis 2016, il est précisé que l’activité de prothésiste ongulaire sans prestation de manucure n’est pas soumise à l’obligation de qualification professionnelle. Ainsi, il est possible d’exercer sans diplôme d’esthétique si aucune manucure n’est réalisée. En revanche, pour proposer des soins esthétiques complets incluant la manucure, un CAP en soins esthétiques, un diplôme homologué ou un titre enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) est recommandé.
Importance des formations certifiées
Certaines Chambres de Métiers et de l’Artisanat peuvent refuser l’immatriculation sans diplôme reconnu, en estimant que l’activité est une prestation esthétique. Il est conseillé de privilégier une formation certifiée par l’État, souvent finançable par le Compte Professionnel de Formation (CPF). Ces formations professionnelles assurent un apprentissage complet et conforme aux exigences réglementaires.
Débuter son activité en micro-entreprise
Matériel nécessaire
Pour exercer, le prothésiste ongulaire doit disposer d’un matériel spécifique comprenant une lampe UV 36 watts, des repousse-cuticules, de l’eau émolliente, des limes, de la colle à capsules, des pinces adaptées, divers types de capsules, un ramollisseur de capsules, un coussin repose-main, de l’huile pour cuticules et du dégraissant.
Développement de la clientèle
Trouver et fidéliser une clientèle est essentiel pour assurer la rentabilité. L’utilisation des réseaux sociaux, la création d’un site web ou d’un portfolio en ligne, ainsi que la communication de bouche-à-oreille jouent un rôle primordial. Compter entre sept et neuf clients par jour est nécessaire pour un revenu stable.
Obligations administratives
Le prothésiste ongulaire doit déclarer son chiffre d’affaires auprès des autorités compétentes, choisir une périodicité adaptée (mensuelle ou trimestrielle), et respecter les règles liées à la tenue d’un compte bancaire dédié au-delà des seuils de chiffre d’affaires. Le Stage de Préparation à l’Installation (SPI), autrefois obligatoire, est aujourd’hui facultatif.
Conseils pratiques pour se lancer
Assurance professionnelle
L’assurance responsabilité civile professionnelle n’est pas obligatoire, mais fortement recommandée. Elle protège en cas de dommages causés lors des prestations, pour soi-même comme pour les clientes.
Financement et renouvellement du matériel
L’investissement initial peut être important pour acquérir le matériel. Il est aussi nécessaire d’anticiper le renouvellement régulier de certains produits et équipements pour maintenir la qualité des prestations.


